S.21. (99) Noyer cendré

21.noyer_cendre.arbreLe Noyer cendré (Juglans cinerea L.)  connu également sous le nom de noyer blanc, est un feuillu indigène, noble, qui mesure jusqu’à 25 mètres de hauteur et 90 centimètres de diamètre. Sa cime est large, étalée et de forme irrégulière. On le rencontre un peu partout au sud du Québec. Le noyer cendré demande un endroit ensoleillé, abrité des vents dominants et des sols de haute qualité de préférence. Si le sol le permet, l’arbre produit généralement une grosse racine pivotante ainsi que de chaque côté, de nombreuses racines profondes qui s’étendent à grande distance. Son tronc, dont le diamètre dépasse rarement 90 cm, est recouvert d’une écorce grise. Lisse chez le jeune arbre, l’écorce devient sillonnée de crevasses étroites et sombres avec l’âge.

S21.Noyer cendréLe noyer cendré est un arbre à noix, à croissance rapide, mais à vie relativement courte, il se rendra rarement 75 ans de vie. Sa noix est un délice, elle est douce, légèrement sucrée et huileuse, sa traduction de l’anglais  »Butternut » l’exprime très bien : noix de beurre. Il est aussi le seul noyer à survivre en zone 2, mais il ne produira des noix que s’il se situe en zone 3 ou plus clémente. Il est facile d’identifier un noyer cendré des autres noyers (Juglans), le brou vert qui recouvre la noix a une enveloppe collante! Le noyer cendré pousse mieux dans un sol riche, bien drainé et profond, mais il se contentera aussi des sols sablonneux, plutôt secs et infertiles. Comparé au noyer noir, il donnera de bien meilleurs résultats en sol pauvre. Le noyer cendré est intolérant à la compétition et il ne survivra pas s’il est planté à l’ombre. Il doit absolument être planté en plein soleil.

Le noyer cendré est reconnaissable par son écorce grise, ses bourgeons recouverts d’un duvet gris, ses feuilles composées aux folioles sessiles (sans pédoncule) pouvant compter entre 11 et 17 folioles qui, contrairement au frêne d’Amérique, sont finement dentées. Ses feuilles sont disposées en alternance autour de rameaux robustes et finement poilus, orange jaunâtre.

fleurs du noyer cendré

Autres caractéristiques indéniables, le noyer cendré fleurit au début de juin.  Il peut produire des fruits dès l’âge de 8 à 12 ans. son fruit globuleux légèrement allongé, mesurant de 4 à 6 cm de longueur et ne renfermant qu’une seule graine une noix, est attaché en groupe aux extrémités des branches et son écorce grise est parcourue de crêtes longitudinales et aplaties sur leur sommet. La noix du noyer cendré est comestible.Elle est protégée par une enveloppe rigide, la coque, marquée de crêtes pointues. Cette coque est recouverte d’une enveloppe, appelée brou, verte, poilue et odorante. Une bonne quantité de noix est produite tous les deux ou trois ans et se récoltent de la fin septembre à la fin octobre.

 


Cette espèce pourrait être confondue avec sa cousine, le noyer noir, qui possède une écorce plus sombre, des feuilles plus fines à plus de folioles (15 à 23) et des fruits plus ronds.

 Utilité du noyer cendré

Chaque partie du noyer cendré a une utilité quelconque. À noter que les humains aussi apprécient ces noix, puisque les premiers colons nord-américains les utilisaient dans la fabrication de friandises à l’érable et aux noix. Les noix sont généralement utilisées pour la cuisson et la fabrication de bonbons et de patisseries du fait de leur texture grasse et de leur saveur. . Le brou (la chair) qui enveloppe la noix peut être utilisé pour fabriquer de la teinture. La coque de la noix peut être broyée, afin d’en faire une composante qui entrera dans les mélanges de sables abrasifs (sandblast). Le bois, lui, même s’il n’est pas d’aussi bonne qualité que le bois du noyer noir, est très apprécié de la grande majorité des ébénistes, puisqu’il se travaille très bien. Les feuilles peuvent, elles aussi, avoir leur utilité en médecine douce (cure parasiticide entre autres).  Le noyer cendrŽé produit des noix déŽlicieuses et nutritives ˆà haute teneur en huile. Ces noix
sont une importante source de nourriture pour les oiseaux, les Žécureuils, les lapins et d’autres petits mammifères. Les
Autochtones utilisaient l’huile de ces noix pour la cuisson, la coiffure, la fabrication de cuir et le polissage d’outils et d’ornements.
Les sculpteurs et les fabricants de meubles appréŽcient le bois du noyer cendréŽ parce qu’il est tendre et de texture variŽée. Le bois peut être teint pour ressembler au noyer noir, essence de qualitŽé commerciale ŽélevŽée.

Avec la permission de l’auteur je vous présente deux superbes sculptures en noyer cendré.

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sculpture de Gilbert Goulet

Sculpture de Gilbert Goulet

Sculpture de Gilbert Goulet

arboretum Gabrielis, O.B.

arboretum Gabrielis, O.B.

 Dommages, symptômes et biologie

Le symptôme le plus évident de la maladie est la formation de chancres renfoncés de forme allongée qui prennent habituellement naissance sur les cicatrices foliaires, les bourgeons ou les plaies. Au printemps, un liquide noir ressemblant à de l’encre s’écoule des fissures du chancre. En été, le chancre détermine une tache noire cendrée souvent entourée d’une bordure blanchâtre. L’écorçage révèle la présence de zones de cambium nécrosé de couleur brune à noire. Les chancres plus vieux peuvent être persistants. Ils s’observent dans les fissures de l’écorce ou sont recouverts d’écorce fragmentée clairsemée et entourés de couches successives de tissus calleux. En général, l’infection touche d’abord la partie inférieure de la cime, puis gagne les parties inférieures de l’hôte sous l’effet de la dispersion des spores à partir des chancres.

chancre du noyer cendré

chancre du noyer cendré

 Le chancre du noyer cendré a été observé dans toute l’aire de répartition canadienne du noyer cendré. En Ontario, la maladie a été isolée et signalée pour la première fois en 1991, sur le noyer cendré (Davis et al., 1992), mais elle avait déjà été signalée au Québec en 1990 (Innes et Rainville, 1996). Elle vient d’être trouvée également au Nouveau-Brunswick (Harrison et Hurley, 1998). On ne sait pas exactement quand la maladie s’est établie en Ontario; cependant, comme le dépérissement et la mortalité du noyer cendré étaient déjà communs dans tout le sud-ouest de la province en 1991, on a présumé que la maladie y était présente depuis quelque temps. Des observations récentes semblent indiquer que la maladie est présente en Ontario depuis au moins 1978.

Une fois l’infection installée, la lutte contre la maladie se révèle impossible. Les interventions doivent donc viser à protéger les sujets sains. Dans les peuplements forestiers ou les boisés aménagés, il faut récolter les arbres infectés le plus rapidement possible afin d’en récupérer le bois marchand. Il faut éliminer les arbres morts ou moribonds afin de favoriser la régénération et de réduire la charge d’inoculum. Dans les peuplements de noyers cendrés, tous les arbres dont au moins 30 % de la cime a été détruite et 20 % de la tige principale présente des chancres devraient être supprimés. Les arbres présentant un taux de dépérissement de la cime pouvant atteindre 50 % peuvent cependant être conservés si leurs tiges ne portent pas de chancres. Sur les terres fédérales ou dans les provinces, où le noyer cendré est protégé par la loi, il est obligatoire d’obtenir un permis avant de couper les arbres ou de récolter du bois de noyer cendré.

 

 

 

          

                                                                                     

 

   

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