S.22(55) Ostryer de Virginie

L’ostryer de Virginie (Ostrya virginiana K. Koch), connu aussi sous le nom de bois de fer, se reconnaît facilement à son allure champêtre. Il s’agit d’un petit feuillu à croissance lente qui supporte bien le couvert des grands arbres et atteint 12 m de hauteur (à 100 ans) et 25 cm de diamètre. Il pousse sur des versants et des sommets bien drainés.  Aime les sols bien drainés à sec. Son nom lui vient de la qualité et de la dureté de son bois, le plus dur en Amérique du Nord. Il n’est cependant pas beaucoup utilisé, car l’arbre demeure assez petit et sa population est plutôt restreinte.

L’ostryer de Virginie est un atout intéressant pour la naturalisation de sites perturbés parce que les jeunes semis ont la capacité de pousser rapidement dès qu’une éclaircie apparaît dans le couvert végétal. Ses racines forment un dense réseau en surface et sa racine profonde, appelée pivot, préserve le sol contre l’érosion. Cependant après quelques années sa croissance est plus lente.

 Son tronc droit et mince est couvert d’une écorce lisse gris foncé avec de petites taches horizontales lorsqu’elle est jeune. Plus vieille, elle est brun grisâtre et divisée en bandes étroites verticales qui possède des surfaces écailleuses qui ont tendance à se détacher. Elles s’enlèvent facilement, ce qui révèle la surface brun rougeâtre du dessous.

 Ses rameaux sont grêles, luisants et brun rougeâtre foncé. Ses bourgeons pointus, brun verdâtre et légèrement pubescents forment un angle ouvert avec le rameau. Ses feuilles sont caduques, simples et alternent. Elles ont une tendance à être plus grande près de l’extrémité des pousses. Chaque feuille a un court pétiole, est d’ovale à elliptique, effilée aux deux extrémités ou quelquefois étroitement arrondie ou indentée à la base, la bordure foliaire comporte  de fines dentelures, lesquelles ne sont que légèrement plus grandes à l’extrémité des nervures qu’entre celles-ci. Les nervures secondaires sont presque droites et parallèles, et certaines d’entre elles, près du milieu de la feuille. Les surfaces inférieures des feuilles sont légèrement pubescentes, notamment lorsque ces dernières sont jeunes. Elles mesurent de 7 à 12 centimètres de longueur et se terminent en pointe. Bon nombre de ramille portent des chatons mâles préformés à leurs extrémités durant l’hiver. Ces chatons sont habituellement portés par trois, de profil, et forment un angle divergeant par rapport à la direction de croissance de la pousse de support. Chacun d’eux mesure de 8 à 15 cm de longueur. Chaton femelle allongé à l’extrémité d’une nouvelle pousse feuillue. Au printemps, les chatons mâles s’allongent à 3 ou 4 cm et sont lâches tandis que leurs fleurs émergent de la partie inférieure de chaque bractée. En même temps, les nouvelles pousses et les feuilles préformées amorcent leur croissance. Des chatons femelles préformés, précédemment cachés dans les bourgeons, s’étendent à l’extrémité de certaines de ces nouvelles pousses feuillues.

Ses fruits se développent à partir des fleurs femelles situées le long de ces chatons. À l’automne,   les fruits se transforment en des sacs brun jaune à pilosités pointues, sont de 15 à 25 mm et sont disposés dans les chatons lâches. Chaque sac renferme une petite noix brun foncé qui contient une graine appelée nucule. Ses fruits groupés en grappes pendantes ressemblent à ceux du houblon. Les fruits de l’ostryer, mûrs en août  forment de courtes grappes de sacs membraneux à l’extrémité des rameaux. Les graines de l’ostryer de Virginie contenues dans de minces gousses papyracées et réunies en grappes tombent de l’arbre l’hiver venu.

Les fruits sont des nucules (très petites noix) aplaties qui à maturité forment un cône bien développé renfermant des graines très légères. L’ostryer commence à produire des fruits vers l’âge de 25 ans.

Usage: Son bois, l’un des plus durs et des plus résistants au pays, lui a valu les noms communs de bois dur ou bois de fer. Il sert à fabriquer des manches d’outils, des maillets, des patins de traîneaux ou tout autre article qui doit résister à l’usure. Trop disséminé et presque toujours de faible taille, l’ostryer n’est toutefois pas exploité commercialement. C’est un bon combustible mais il est presque impossible à fendre.

Habitat: On trouve l’ostryer de Virginie à l’état naturel au Québec  et même sur le mont Saint-Bruno et à plusieurs autres endroits. Il croît habituellement de manière dispersée parmi les érables à sucre, les hêtres à grandes feuilles, les bouleaux jaunes et les frêne blancs sur des sites riches et bien égouttés. On le trouve souvent dans l’étage inférieur du couvert forestier, car il s’agit d’une espèce relativement petite qui tolère très bien l’ombre.

Arboretum Gabriélis, O.B.

Arboretum Gabriélis, O.B.

 

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