S.23.(33) Érable à sucre

Érable à sucre

Chaque printemps au Québec 13,500 acériculteurs recueillent la sève de l’érable à sucre pour la transformer en un délicieux sirop exporté dans 52 pays. La vidéo qui suit, des plus complètes à date,  vous en explique toutes étapes en 22 minutes.

Érable à sucre

Érable à sucre, 12 oct. 2014  (O.B.)

L’érable à sucre (Acer saccharum Marsh.) est un arbre dont la taille peut atteindre 20 à 35 mètres de hauteur et de 50 à 90 centimètres de diamètres et peut vivre jusqu’à 400 ans L’érable à sucre possède une vaste cime dense et arrondie. L’érable à sucre préfère les sols humides, tolère l’ombre, mais cherche le plein soleil. Dans la forêt, son tronc est généralement droit et sans branche sur deux tiers ou plus de sa hauteur. Dans un champ dégagé, son tronc est plus court et quelques grosses branches supportent une cime assez large. Son écorce chez les jeunes arbres est grise, lisse ou légèrement crevassée ; chez les vieux sujets, elle est crevassée et peu écailleuse. La couleur de son bois va du blanc crémeux au brun clair.

 Les feuilles de l’érable à sucre mesurent de huit à treize centimètres de largeur. Elles sont vert jaunâtre foncé sur la face supérieure, et plus pâle et non pubescente sur la face inférieure. En automne, elles prennent une magnifique couleur rouge, orange ou jaune. Les feuilles sont disposées en paires sur le rameau, chaque feuille s’opposant à l’autre. Elles sont plates avec trois à cinq longs lobes pointus. Les feuilles de l’érable à sucre sont facilement reconnaissables puisque, à l’encontre des feuilles des autres érables, elles ont deux dents en forme de U qui séparent les lobes latéraux du lobe central.

 Les fleurs apparaissent au printemps. Elles sont jaune verdâtre, portées en grappes à ramifications multiples qui croissent vers l’extérieur. Les fleurs sont en corymbes de 5 à 10 fleurs, jaune vert et sans pétales; la floraison a lieu au début du printemps après 30 à 55 jours de croissance.

 Le fruit est une disamare dont les ailes presque parallèles mesurent 1 à 2 cm et portent deux graines globuleuses tombant de l’arbre en automne.

La graine, mûre à l’automne, contient beaucoup de graisses et de protéines, mais peu d’hydrates de carbone ; elle doit passer par une période de surmaturation et c’est pourquoi elle ne germe qu’au printemps suivant.

Usage

Son bois est l’un des plus estimés au Canada pour la construction de meubles. Il est dur, fort, lourd, résistant à l’usure et il acquiert un beau fini. C’est le bois par excellence pour les parquets d’allées de quilles. On l’utilise en ébénisterie, pour le placage et le tournage. On en fabrique des manches d’outils, des boiseries, des articles de sport et des instruments de musique. C’est également un excellent bois de chauffage, qui dégage beaucoup de chaleur et produit des braises très chaudes. Les premiers trains circulaient sur un chemin de bois, ou chemin à lisses, fait de rails en bois d’érable à sucre.

Nos ancêtres apprirent des Amérindiens l’art de fabriquer le sucre et le sirop d’érable. Quoique l’on puisse entailler les arbres à l’automne, la saison idéale pour le faire est le printemps. Une bonne coulée de sève nécessite des températures qui demeurent sous le point de congélation la nuit et qui atteignent environ 5ºC le jour. Il faut généralement 40 litres de sève pour produire un litre de sirop. Jadis, on fabriquait de la bière d’érable et du vinaigre avec la sève fermentée.

 La sève de l’érable fournit au printemps un sucre d’un arôme particulier dont la fabrication est l’une des plus profitables petites industries des Canadiens.

C’est d’eux aussi qu’ils apprirent la valeur des cendres comme engrais potassique. Cette industrie se développa au point qu’au milieu du XIXe siècle, les cendres de l’érable à sucre fournissaient les quatre cinquièmes de la potasse de l’Amérique. Chaque printemps, on recueille la sève de l’érable, dont on tire nombre de sucreries plus savoureuses les unes que les autres.

 L’érable à sucre, (acer saccharum) a été nommé l’arbre national du Canada en 1965. La feuille d’érable qui pare le drapeau canadien, n’est pas l’érable à sucre mais l’érable rouge, (Acer rubrum)

Un emblème… officieux

Selon de nombreux historiens, la feuille d’érable à sucre faisait figure de symbole canadien dès 1700. Mais, après l’inclusion des provinces de l’Ouest au Canada, l’érable à sucre ne pouvait demeurer un digne emblème de ce pays « d’un océan à l’autre » : cette espèce n’existe pas à l’ouest de l’Ontario. On a alors décidé que le symbole officiel serait tout simplement l’érable, sans déterminer lequel. Comme il en existe dix espèces différentes au Canada, avec des représentants dans toutes les provinces, tout le monde est content! Sauf que, sur son site Internet, Patrimoine canadien, l’agence responsable de la promotion des symboles canadiens, parle de l’emblème canadien en y faisant l’éloge de son importance commerciale comme « source de précieux produits en bois », et du fait qu’il « alimente l’industrie du sucre d’érable ». Or, seul l’érable à sucre correspond à cette description…

http://youtu.be/KLumTL4w-Uk

Les Vieux Borlots, groupe folklorique de Rouyn-Noranda (Abitibi, Québec), nous invite à une « partie de sucre » avec une toune intitulée « La Cabane à Sucre »  durée 4:49 min.

Quand la vidéo est terminée,  cliquez sur la flèche en haut de l’écran à gauche pour revenir sur la page du site que vous visitez.

http://youtu.be/2QIKEGKSSWU

Comment on fait du sirop et du sucre d’érable à la cabane à sucre de Lucien Chicoine !  durée: 13:03 min.

 

Arboretum Gabriélis, O.B.

Arboretum Gabriélis, O.B.

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