S.50. Chêne rouge

Le chêne rouge (Quercus rubra L.) est un des arbres les plus répandus au Québec, mais surtout sur le mont St-Bruno. Il est mélangé à d’autres feuillus comme les hêtres, les frênes et les tilleuils. Le chêne rouge est un arbre caduc monoïque à croissance rapide d’une hauteur moyenne de 20 à 30 m . Il a une longévité d’environ 200 ans voire même 500 ans dans des conditions optimales.

Ses grandes feuilles atteignent 12 à 22 cm en moyenne, se distinguant par leurs 4 à 5 lobes anguleux à extrémité plus ou moins épineuse. En automne, les feuilles virent au rouge, et se maintiennent sur l’arbre une bonne partie de l’hiver.

Il fleurit au printemps (avril-mai) sur les jeunes rameaux de l’année. Les fleurs femelles, groupées par deux, sont petites (2 cm) ovoïdes, rouges et pédonculées.  Les fruits sont des glands brun rouge d’environ 2 cm à cupule mince et plate très écailleuse ne recouvrant que la base du gland dont la paroi est recouverte d’un fin duvet. Ils mûrissent sur l’arbre pendant deux ans avant d’arriver à maturité. C’est pourquoi il est possible de voir en même temps, en été ou en début d’automne, de petites fleurs fermées sur les nouvelles pousses de l’année et des fruits mieux développés sur la tige de l’année précédente.

 

Chêne rouge, 26 juillet 2012, O.B.

Chêne rouge, 26 juillet 2012, O.B.

Le Polypore soufré de son nom latin Polyporus sulphureus est un champignon trouvé sur le tronc d’un chêne légèrement blessé et  fendu sur un vingtaine de centimètres. C’est un redoutable parasite qui s’attaque ordinairement aux chênes très âgés. Un arbre attaqué meurt rapidement, souvent cet arbre est évidé par l’intérieur, tout en conservant son aspect extérieur.

On rencontre le Polypore soufré du printemps à l’automne, sur l’écore de troncs verticaux ou couchés, sur de nombreux feuillus : chênes, hêtres, cerisiers, pommiers, etc. ; il est plus rare sur les conifères.

Les exemplaires très jeunes sont considérés comme comestibles et appréciés dans certains pays comme les Etats-Unis où il porte le nom de Chicken of the woods ou sulphur shelf, mais peuvent provoquer des allergies quand ils sont consommés.

Utilisation du chêne rouge :

Le chêne rouge est utilisé pour fabriquer des planchers, des meubles, des ouvrages de menuiserie, des traverses de chemin de fer, des manches d’outil, des piquets de clôture, du contreplaqué, du placage et des barils pour entreposer des marchandises sèches. Le bois du chêne rouge est dur, lourd, solide et de couleur rose à brun rougeâtre. Si on examine un coupe transversale de cet arbre, on observe des anneaux annuels bien définis, séparés par des bandes de gros vaisseaux.

Le chêne rouge est une source très importante de nourriture pour la faune. Le chevreuil compte beaucoup sur les glands qui tombent au sol. Ces glands sont également un élément important de l’alimentation des ours qui engraissent avant d’hiberner. Les les canards,  les oiseaux chanteurs, les geais bleus, les mésanges, les pics, les ratons laveurs, les tamias, les écureuils et d’autres espèces fauniques mangent également des glands de chêne rouge.

Les écureuils participent à la régénération de la forêt par le grand nombre de graines qu’ils enterrent à l’automne et qu’ils oublient de manger.

La fourrure de l’écureuil roux est aussi commercialisée mais elle a généralement peu de valeur. Celle de l’écureuil gris n’est pas commercialisée.

Enfin, bien des gens aiment les observer et les nourrir. Il peut être possible d’en garder en captivité (gris et roux) en consultant la réglementation provinciale à cet égard.

L’habitat préféré de l’écureuil roux se situe dans les peuplements résineux ou mixtes alors que l’écureuil gris recherche plutôt les forêts mixtes ou feuillues. C’est un animal territorial qui défend agressivement son domaine vital. La superficie de ce dernier est inversement proportionnelle à la disponibilité de nourriture. Les deux espèces d’écureuils cachent de la nourriture en prévision de l’hiver, mais l’écureuil roux possède en général une ou quelques grosses caches tandis que l’écureuil gris procède de façon plus aléatoire. Il enterre ses provisions ici et là et, est capable de les détecter au moyen de son odorat, même sous 30 cm de neige.

Si vous le désirez visionner le très joli montage  sur l’écureuil roux. Félicitations à Lorraine Martin pour ce joli et spécial montage sur l’écureuil roux. 7.10 min.

           http://youtu.be/a3h8qIKLuBY

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Arboretum Gabriélis 2012

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