142. Aubépine blanche

1.Aubépine blanche

2. Aubépine feuillesL’Aubépine (1) blanche, Crataegus pyracantha (encore appelée aubépine commune, aubépine des bois, aubépine sauvage, aubépine épineuse) est un arbrisseau buissonnant et épineux de 2 à 4 m de haut en moyenne. L’arbuste se plaît en terrain ensoleillé

 Le tronc au bois très dur est recouvert d’une écorce lisse et gris clair quand elle est jeune, puis fendillée et brune ensuite. Ce tronc se divise en nombreux rameaux hérissés de fortes épines.

Ses rameaux sont longs, droits ou en zigzag, lustrés, gris pâle à brun-orangé, couverts de fortes épines dur (comme du fer, dit-on!) est utilisé pour les robinets des tonneaux et les engrenages: les troncs servaient de billot pour les exécutions capitales, les épines s’employaient comme des clous ou des épingles pour les assemblages de menus objets. En fait, ce ne sont pas de vraies épines, mais des dards c’est-à-dire de courts rameaux très droits, terminés en pointe par atrophie du bourgeon terminal. Ces dards sont très défensifs et dissuasifs à l’encontre des prédateurs.

3.aubepine.bourgeons_Bourgeon terminal large, arrondi, lisse, brun rougeâtre luisant, avec 5 à 10 écailles ; bourgeons latéraux semblables, à peine plus petits, souvent en groupes de 2 ou 3, dont un donne naissance à une épine et un autre à un rameau portant à la fois des feuilles et des fleurs ; cicatrices foliaires étroites, quelque peu saillantes.

Les feuilles dentées et incisées sont divisées en trois à cinq lobes peu profonds, vert luisant dessus, plus pâles dessous. Ses feuilles caduques sont lobées et de couleur vert brillant. Elles apparaissent avant les fleurs.

4.aubépine fleursEn avril-mai, sa floraison blanche et parfumée, en corymbes, arrive après la feuillaison: c’est un pur ravissement qui nous enchante de son parfum qui évoque celui de la pâquerette avec des notes de miel chaud. Prenez le temps d’observer la vingtaine d’étamines rouges qui détonnent sur la blancheur des pétales. L’arbuste est alors entièrement blanc. Les pétales tombent facilement.

Les drupes (cenelles, senelles) mûrissent d’août à octobre. Elles sont couronnées (mais non complètement recouverts) par le calice. Bien que consommés depuis les temps préhistoriques (on trouve des accumulations de noyaux dans les vestiges des cités lacustres), elles sont tout juste comestibles crues (et utilisés pour soigner l’‘hypertension et la nervosité), de préférence après les gelées pour adoucir leur saveur acide . La boisson fermentée que l’on en tire est très enivrante et agréable: son goût rappelle le poiré.

5.aubepinefruitspt(1)« Aubépine » vient du vieux français « aubespin », lequel était tiré du latin populaire alb-ispina, lui-même emprunté au latin classique spina alba, c’est-à-dire « épine blanche », par opposition à « épine noire », spina nigra, c’est-à-dire le prunellier, plante épineuse de la même famille, également employée en médecine. pyracantha Le nom générique viendrait du grec kratos, qui signifie « force », par allusion à la dureté du bois, lequel a beaucoup servi à fabriquer leviers, manches et poignées d’outils et autres articles du genre.

L’’aubépine vit longtemps: mine de rien, il n’est pas rares de voir des haies de près de 400 ans! Les plus vieilles aubépines restent méconnues car elles n’ont jamais les dimensions considérables d’un chêne. L’’un des plus vieux arbres de France est l’’aubépine de Saint-Mars sur la Futaie (plantation au troisième siècle si on en croit la tradition.)

6Aubépine la plus âgéeLa commune de Saint-Mars-sur-la-Futaie, 621 habitants, est fière de posséder l’arbre le plus vieux de France.

L’aubépine, cachée derrière l’église, affiche 1 700 ans de vie. Son origine remonterait au IIIe siècle, à l’époque de Saint-Julien, évêque du Mans, qui serait venu dans la commune. « Il n’y a bien sûr aucune preuve de l’âge exact de ce vénérable vieillard, mais un texte daté de 1150 le mentionne déjà à cette époque comme étant un arbre très ancien », indique le maire, Maurice Roulette. Au XIe siècle, c’est au pied de cet arbre que s’est retiré l’ermite, Bernard de Tiron, après avoir erré d’ermitage en ermitage.

Façon originale de se reproduire:Pour germer, la graine (ou nucule) de l’aubépine doit être avalée pour passer par le tube digestif d’’un oiseau (ou d’un mammifère) afin que son enveloppe (très dure) soit partiellement attaquée par les sucs digestifs, mais la graine elle même traverse sans encombre le corps de ces gastronomes à poils et à plumes. Après un long voyage à l’abri dans l’estomac, elle est expulsée dans les excréments loin de la plante-mère. Se faire dévorer pour mieux se faire transporter et conquérir de nouveaux espaces, voilà un curieux moyen de locomotion! Ce principe est aussi utilisé par le sureau, le prunellier, le sorbier, le fusain… Les fruits doivent être semés immédiatement ( recouvert de 2 à 3 cm de terre), mais la levée ne s’effectuera que plus d’un an après. Durant les sept premières année de sa vie, l’aubépine pousse de 20 à 30 cm/an. Puis, sa croissance se ralentit. Lors de la transplantation, il ne faut pas abimer les racines. C’est par excellence l’arbuste typique et idéal des haies vives. On ne peut que déplorer qu’elle ait été arrachée lors des « démembrements », puis remplacée par des clotures en fil de fer.
L’aubépine épineuse sert de porte greffe pour les poiriers et les néfliers

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