167. Dirca des marais

 

Dirca des marais, Dirca palustris (O)

Le Dirca des marais, Dirca palustris (O) est un arbuste de 60 à 200 cm touffu, qui pousse dans les forêts de certaines régions de l’est du Canada. Ses rameaux sont très souples, légers, fort coriaces et articulés.  Les feuilles alternes, ovales, entières, blanchâtres en-dessous d’une longueur de 5 à 8 cm, d’abord pubescentes, puis glabres. Les fleurs de 2  ou trois ensemble d’un blanc pâle sont presque sessiles, paraissant avant les feuilles. Le fruit est une drupe de 10 à 12 cm de longueur.La floraison est printanière. Le Dirca pousse dans leas bois humides, sous les arbres à feuillage caduc, surtout dans les érablières dans l’ouest et le sud du Québec.

 Il contient des substances toxiques inconnues, les plus puissantes se trouvant dans l’écorce. Lorsqu’elle est mastiquée, l’écorce peut produire des brûlures graves dans la bouche et a un goût qui provoque la nausée; on observe parfois une dermatite, notamment pendant la saison de la floraison et des fruits.

 Le bois de cet arbrisseau est mou et flexible, et le liber contient des fibres extrêmement résistantes, surtout à l’état frais. Les Indiens en faisaient des courroies, d’où le nom anglais de Leather-wood. Quant au nom vulgaire en usage dans le Québec, Bois de plomb, il est assez difficile d’en rendre compte avec certitude. Il s’agit peut-être d’une traduction de l’anglais Leaden-wood (altération de Leather-wood), ou encore d’une allusion à l’action fortement laxative de l’écorce.

Ce nom vulgaire de Bois de plomb est très ancien : il était déjà en usage au temps de TOURNEFORT (1700). A cette époque l’abbé GENDRON avait appris des sauvages à se servir de l’écorce pilée, contre le cancer. Le dirca renferme une résine dont les propriétés rubéfiantes sont assez énergiques et qui, appliquée sur la peau, provoque même la mortification de l’épiderme. Cette résine est surtout intéressante par le fait que, administrée à l’intérieur, à doses minimes, elle agit comme drastique, se rangeant ainsi parmi les plus puissants purgatifs.

Cet arbrisseau se plaît dans les terres humides, un peu ombragées et même dans les lieux où l’humidité est stagnante. Quand on le cultive il faut tâcher de lui donner à peu près ces sortes de situations.

Le Dirca n’est cultivé que pour sa curiosité. Ce qu’il a de plus remarquable, c’est la manière dont il est articulé. Ses fleurs n’ont que bien peu d’effet; mais elles paraissent de bonne heure. On le nomme au Canada, bois de cuir, sans doute à cause de la ténacité de ses rameaux. C’est par erreur qu’on a traduit son nom par bois de plomb.

La terre de bruyère est un genre de compost fabriqué avec des feuilles, des mousses,des déchets de bois en décomposition, l’intérieur des vieux troncs pourris, de terres extraites de la superficie des marais des forêts, le tout mélangé à du sable en quantité variable.  Ce qui vaudrait probablement la meilleure terre de bruyère

1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. Bruno Langlois
    Nov 02, 2014 @ 20:33:42

    Bonjours

    Je suis un techn. forestier et je suis interesse par certains arbre et arbuste que je retransplant sur mon terrains la plupart du temps avec succes mon avec le dirca des marais c est échecs par dessus échecs et j ais le plus grand admiretion pourcette arbuste mal connu et bien des fois tres mal juger par des proprieteres terriens . Avez -vous un trucs pour reussire a en retransplanter et pour pouvoir le voire grandire.
    Merci a l avance.

    Bruno L.

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