42. Apocyn chanvrin

Apocyn chanvrin: plante des rivages sablonneux du saint-Laurent d’eau douce

Apocyn chancrin ; gros plan sur les fleurs

L’apocyn chanvrin (Apocynum cannabinum) est une plante herbacée vivace qui appartient à la famille des Apocynacées. L’apocyn chanvrin est une plante indigène qui abondent un peu partout au Canada. Cette plante peut atteindre 75 à 150 cm (30 à 60 po) de hauteur à maturité. Ses tiges sont vertes à rouge brun. Ses feuilles ovales ou elliptiques mesurent 5 à 12 cm (2 à 5 po). Cette plante donne des grappes de fleurettes légèrement parfumées durant l’été. Les petites fleurettes blanches à vert pâle sont composées de cinq pétales. Elle pousse de préférence au plein soleil glydans des lieux humides. Son habitat inclut des espaces herbacées humides le long des rivières.

L’inflorescence est au sommet des tiges supérieures.

L’espèce prolifère néanmoins dans d’autres régions et s’avère plus problématique aux endroits où l’on pratique la conservation du sol. Elle infeste les cultures tels le maïs (Zea mays), le soja (Glycine max), le blé (Triticum aestivum), le sorgho (Sorghum bicolor) et les plantes fourragères, au risque d’intoxiquer le bétail en raison des glycosides cardiaques que renferme sa sève laiteuse (les animaux l’évitent généralement).

Apocyn chancrin : remarquez les tiges rougeatres.

On a montré expérimentalement que l’apocyn chanvrin contenait de l’apocynamarine, un glycoside cardiotonique, ainsi que d’autres glycosides et des résines. Ces substances ont rendus malades les chats et les chiens auxquels elles ont été administrées. Il existe donc un danger d’empoisonnement (Moore 1909). Fuller et McClintock (1986) signalent que deux chevaux sont morts après avoir consommé du foin de luzerne qui contenait de grandes quantités d’apocyn chanvrin. Les sommets des plantes (d’une hauteur allant jusqu’à un mètre) ont été retrouvés dans le foin. Le petit prêcheur (Arisaema triphyllum) est une plante indigène qui pousse dans les sols humides de certaines régions de l’est du Canada. Comme de nombreux autres membres de la famille des Araceae, il contient des raphides (cristaux) d’oxalate de calcium. Lorsqu’ils sont ingérés, ces cristaux peuvent provoquer une vive douleur et une sensation de brûlure.

On s’est penché sur les vertus médicinales potentielles de ces composés ainsi que sur les racines de la plante en tant que source éventuelle de fibres. Les herbicides viennent difficilement à bout d’Apocyn cannabinum à cause de l’épaisse cuticule qui la protège. Une solution serait de s’attaquer aux stades plus fragiles, comme les plantules ou la germination, au printemps. Le travail du sol pourrait aussi faciliter la lutte, mais il faut prendre soin de ne pas favoriser la prolifération de la plante à partir des fragments de racines et de rhizomes. L’assolement avec la luzerne diminue aussi la population d’Apocyn cannabinum.

Ficelle en apocyn chanvrin

Voilà du solide! Comparativement à l’écorce interne de cèdre (Thuya occidentalis), la fibre externe des tiges d’apocyn chanvrin (Apocynum cannabinum) est beaucoup plus résistante. Ici, un petit exemple de ficelle d’environ 3 pieds fabriquée rapidement hier à l’aide de trois tiges. Je peux très bien comprendre que les Européens qui arrivaient en Amérique du Nord convoitaient les cordages amérindiens en apocyn, qu’ils appelaient «chanvre indien». Un bémol: la plante est toxique et il est préférable de ne pas faire de manipulations avec les dents. Bon de savoir…

Convient aux berges et rivages, Plante pour stabilisation des sols, Recommandé pour les bandes riveraines .

L’apocyn chanvrin, Apocynum cannabinum (Apocynacées), est une herbacée vivace aux grappes terminales de fleurs blanches à verdâtres qui donnent des gousses en forme de crayon de 12 à 20 cm de longueur. L’apocyn chanvrin est une plante indigène des États-Unis et du sud du Canada qui abonde surtout dans le haut de la vallée du Mississipi et à l’est, jusqu’à la côte de l’Atlantique.

L’espèce prolifère néanmoins dans d’autres régions et s’avère plus problématique aux endroits où l’on pratique la conservation du sol. Elle infeste les cultures tels le maïs (Zea mays), le soja (Glycine max), le blé (Triticum aestivum), le sorgho (Sorghum bicolor) et les plantes fourragères, au risque d’intoxiquer le bétail en raison des glycosides cardiaques que renferme sa sève laiteuse (les animaux l’évitent généralement).

Ficelle en Aoocyn chanvrin  Voilà du solide! Comparativement à l’écorce interne de cèdre (Thuya occidentalis), la fibre externe des tiges d’apocyn chanvrin (Apocynum cannabinum) est beaucoup plus résistante. Ici, un petit exemple de ficelle d’environ 3 pieds fabriquée rapidement hier à l’aide de trois tiges. Je peux très bien comprendre que les Européens qui arrivaient en Amérique du Nord convoitaient les cordages amérindiens en apocyn, qu’ils appelaient «chanvre indien». Un bémol: la plante est toxique et il est préférable de ne pas faire de manipulations avec les dents. Bon de savoir…

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