Son successeur

Frère Maxime Bergeron, successeur du Frère Gabriélis

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Sentant ses forces décliner, le frère Gabriélis a demandé l’aide du frère Maxime  dans l’entretien de l’arboretum. À la mort du frère Gabriélis qui est survenue le 7 décembre 1959, le frère Maxime Bergeron était tout désigné pour le remplacer. Ce qu’il fit jusqu’en 1973.  Frère Maxime a consacré sa vie à l’éducation, dans l’enseignement, l’animation scientifique, principalement en ornithologie comme bagueur d’oiseaux professionnel, et comme libraire dans le manuel scolaire.

Vous pouvez visionner avec grand intérêt le diaporama qui suit. composé par Roger Gagnon:

 Frère Maxime Bergeron et ses oiseaux 1921-2013

À la Résidence De La Salle à Sainte-Dorothée le 13 juin 2013, à l’âge de 91 ans, décédait le Frère Maxime Bergeron, de la communauté des Frères de Saint-Gabriel.

Notre Frère Maxime Bergeron nous a quittés pour l’au-delà, le 13 juin 2013.

Né à Montréal, en la paroisse Saint-Pierre-Claver, le 10 octobre 1921, il était le fils d’Édouard Bergeron, comptable, et de Joséphine Gagnon. Son père, parfait bilingue, était membre de la ligue du Sacré-Coeur, « un très bon chrétien pratiquant et fin psychologue », dont Maxime « admirait la distinction, l’affection pour chacun de ses enfants, et qui vit son plus âgé quitter le foyer pour la vie religieuse sans y mettre la moindre opposition ». Il mourut en 1941, à l’âge de 50 ans. Sa mère était « affectueuse, autoritaire, excellente cuisinière, très habile en confection de vêtements ». Elle était Dame de Sainte-Anne et présidait « la récitation du chapelet et la prière du soir en famille ». Elle quitta ce monde à 61 ans, en 1959. De ses grands-parents, Maxime a hérité un profond attachement à la nature et une grande admiration pour les oiseaux caractéristiques qui ont fortement marqué ce futur ornithologue.

Maxime fit ses études élémentaires à l’École Christophe-Colomb, dirigée par les Frères de Saint-Gabriel de 1909 à 1964. Il fut heureux de servir la messe tous les matins, et s’embrigada parmi les Croisés. Son grand-père, sur son lit de malade, l’invitait fréquemment à dire le chapelet avec lui. Il lui avait laissé ce message : « Au ciel, je t’aiderai, car je voudrais bien que l’un de mes petits-enfants soit consacré au Bon Dieu ». Quelques mois plus tard, Maxime s’orientait, grâce également à l’influence du Frère Gaspard, vers le juvénat, il note : « très bien tenu, beaucoup de jeux, bonne formation et excellents professeurs ». Il trouva le noviciat « bien organisé, présentant des conférences intéressantes, mais il trouvait très dur de ne pouvoir boire entre les repas ».

À la fin de son noviciat, Maxime, devenu le Frère Justin-Marie, commence son scolasticat, mais après dix mois, de très fréquents maux de tête et une santé fragile le contraignent à renoncer, pour le moment, à poursuivre sa formation intellectuelle. Il est alors affecté à la lingerie et à la couture. Les sept années qui suivent le voient couturier au noviciat de la rue Taché, à la Maison Saint-Louis et au juvénat de Saint-Bruno. Il tire parti de ses temps de loisir pour se cultiver par l’étude, la lecture et par une constante observation de la nature.

Sa santé s’étant raffermie, il passe à l’enseignement, d’abord au juvénat de Saint-Bruno, puis à Fabre, dans le lointain Témiscamingue où il fait partie de l’équipe des fondateurs. Il se donne de grand cœur et avec entrain à sa mission d’éducateur religieux. Au témoignage d’un de ses élèves en zoologie, « il a su inculquer à ceux-ci le respect et l’amour de la nature et de son Créateur, ainsi que de Marie ».

Après quelques mois de repos, il est tout heureux de retourner à l’enseignement à l’Orphelinat Saint-Arsène, puis au juvénat. Après une double hospitalisation à Chicago (États-Unis), les spécialistes lui recommandent de se livrer plutôt à des travaux moins accaparants.

Il revient donc à l’Orphelinat Saint-Arsène comme éducateur de groupes, en charge de pensionnaires en dehors des heures de classe. Il s’y consacre pendant six ans, veillant à une saine et chrétienne formation des jeunes, et en s’attachant en particulier à la parfaite intégration des plus timides à leur milieu.

En 1971 à 1980, à la Librairie Saint-Gabriel, il est responsable de la vente des manuels scolaires. Son contact antérieur avec l’enseignement rend cette tâche tout à fait adaptée à son expérience. Au cours des six années suivantes, on le trouve au Collège Beaubois de Pierrefonds comme surveillant à la bibliothèque et responsable de l’audiovisuel. Entre-temps, il se spécialise dans l’étude des oiseaux. Il en fait ses amis, sait les attirer et semble comprendre leur langage. Il a pu en baguer plus de cinquante mille et il était ravi d’en revoir un bon nombre.

DeRoger Gagnon. Maxime Bergeron et ses oiseaux 1921-2013Maxime se fait une solide réputation en ce domaine. On le voit à la télévision répondre avec brio à une interview naturaliste. Il fait même la manchette de La Presse qui le présente comme l’un des experts dans la science du recensement des oiseaux du Canada et d’Amérique. Il est invité à passer dans les classes du primaire pour faire connaître l’ornithologie, et anime des voyages touristiques pour les admirateurs de la nature. Le Gouvernement provincial a reconnu ses mérites en lui décernant, par le biais du ministère de l’Environnement, une décoration insigne en rapport avec sa compétence d’oiselier.

Son dévouement inconditionnel lui gagne l’estime de nombreux disciples parmi lesquels on compte – et non des moindres – les membres du Club des Naturalistes Adulte du Québec.

En 1996, il se retire au chalet Beaubois de Pierrefonds, oasis paisible entourée de terrains dont les sous-bois sont propices à l’étalage discret de pièges inoffensifs en vue du bagage des oiseaux. Et, en 1999, après dix-neuf années à Pierrefonds, nous le trouvons au Havre familial de Sainte-Béatrix.

Il n’espérait sans doute plus faire la rencontre de nouvelles espèces d’oiseaux dans ces parages. Il y trouve la compagnie de nombreux confrères résidants ou visiteurs, la présence de vacanciers, grands et petits, tous très intéressés à partager ses connaissances de la nature. Ses jours s’écoulent dans une parfaite sérénité, débutant et se clôturant par la prière et la réflexion, et charmés par la promenade, les contacts avec les amis et visiteurs et la poursuite de ses goûts de naturaliste toujours émerveillé de l’ineffable munificence du Dieu de la création.

C’est en 2009 que le Frère Maxime s’était joint à ses confrères de la Résidence De-La-Salle où  il vivait des jours paisibles et heureux.

  1. Adélard Faubert, f.s.g.
  2. Hubert Forest, f.s.g.

1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. Paula Bergeron
    Jan 27, 2015 @ 19:45:00

    Cher Oncle Max, vous aurez toujours une place dans mon coeur!

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